J-6 GALA : Le monstre du Loch Ness : pourquoi les mythes ?

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer cet article en évoquant un rêve d’enfant : rencontrer le monstre du Loch Ness. Quand j’en ai entendu parler pour la première fois, je devais avoir environ huit ans. Prenons en compte le fait que j’étais fascinée par les dinosaures et que déterrer des squelettes de grosses bêtes me faisait rêver (on se demande pourquoi j’ai atterri à l’École du Louvre). Imaginez un peu le tourbillon d’idées, d’émotions et le rêve de gosse que voir cette espèce de gros dinosaure marin représentait pour la gamine que j’étais.

Cette histoire était toujours dans un petit coin de ma tête. J’avais envie d’aller en Écosse juste pour voir le lac et apercevoir le monstre. Puis, au bout de quelques années, j’ai appris qu’il ne s’agissait que d’un canular (du moins à la base) et que de nombreuses études avaient été réalisées dans le but de réfuter les « preuves » avancées par les personnes affirmant avoir vu le monstre. Déception totale. Mon petit rêve de rencontrer une créature aussi fabuleuse s’effondrait doucement et silencieusement.

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En apprenant le thème du Gala de cette année (comme tout le monde, en novembre en janvier), la première image qui s’est imposée dans mon esprit, ça n’était pas une image de dieu ou de monde mythologique. La première chose qui m’est passée par la tête, c’est le monstre du Loch Ness. En y réfléchissant, je me suis rendu compte que cette grosse bête (que j’imagine globalement comme une baleine à long cou avec une tête de diplodocus) occupait une place assez importante dans mon imaginaire, et je ne pense pas être la seule dans cette situation. Car même si les mythes nous font rêver et alimentent notre imaginaire depuis toujours, ils ont tout de même été créés par les hommes. Pourquoi ? Pourquoi avoir créé quelque chose qui ne résiste pas à l’épreuve de la science ?

 

On peut se pencher sur ce que racontent les mythes (rassurez-vous, je n’ai pas la prétention de donner ici toutes les clés de compréhension d’un sujet qui mériterait des volumes entiers) afin de les comprendre. Dans son ouvrage sur la Psychanalyse des contes de fée, Bruno Bettelheim analysait la différence entre le mythe et le conte, mettait en avant le fait que le mythe comportait toujours une dimension qui nous dépasse. Pour prendre l’exemple des mythes grecs, ils concernent en grande partie les divinités auxquelles il arrive des aventures plus rocambolesques que la coupe de cheveux de Ludovic Laugier. Un mythe, c’est une histoire qui, d’une certaine façon, nous dépasse, qu’on ne pourra jamais atteindre et qui restera hors de portée. C’est de l’ordre de l’inatteignable, plus haut que le swag de Beyoncé et du Président du BDE réunis. Bref, vous voyez le genre.

 

Mais dis donc Jamy, pourquoi créer de telles histoires ? On peut imaginer plusieurs raisons dont l’une d’elles serait que ça nous pousse à chercher plus loin que ce que l’on connaît. Pour rester avec le monstre du Loch Ness, le mythe nous pousse à examiner les frontières de notre monde et de nos connaissances pour voir si ce que l’on connaît correspond à la réalité que l’on pourrait imaginer. En d’autres termes, on peut se demander si le mythe pourrait devenir réalité ou s’il resterait si mythique qu’il en a l’air. Dans le cas de Nessie, des études ont démontré qu’un monstre ne pouvait techniquement pas vivre dans le Loch Ness à cause de sa taille trop importante (donc là, c’est bien la taille qui compte).

 

Et pourtant, une petite partie de moi a toujours envie d’aller en Écosse pour aller sur les berges du Loch Ness et essayer d’apercevoir cette bestiole. Même si je sais qu’elle ne peut pas exister, que c’est impossible. Et c’est une autre dimensions du mythe qu’il est important de prendre en compte : en plus de nous aider parfois à remettre en question les limites de nos connaissances, il nous donne quelque chose en quoi croire, un rêve fantastique et puissant qui reste présent par son aura d’improbabilité et de questionnement qu’il suscite en nous.

 

Alors voilà, un jour, j’irai en Écosse pour voir que le monstre du Loch Ness n’existe pas et qu’il est juste une créature qui m’accompagne mentalement depuis tout ce temps. Et peut-être pour quelques années encore.

 

Viena

 

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J- 9 GALA : Licornes, pandas, dahuts, mammouths et autres olgoï-khorkhoïs

Normalement là vous vous posez une question simple : mais c’est quoi ce titre, il a bu ou quoi ? Alors déjà oui, bien sûr ! Et ensuite vous allez voir que tout ceci est parfaitement LOGIQUE -Billy il m’a dit que oui donc c’est vrai ! Et puis vous êtes des méchants d’abord, voilà !

 

À vrai dire, dans cet article on va parler de cryptozoologie, c’est-à-dire l’étude des animaux dont on pense qu’ils n’existent pas mais que peut-être qu’en fait qu’ils existent… FARPAITEMENT ! Pour vous expliquer cela : il s’agit d’une pseudo-science qui vise à réunir (pour ses membres sérieux) les témoignages de populations indigènes ou d’explorateurs portant sur de grands animaux (plus gros qu’une poule d’eau… pourquoi pas…) non-reconnus par la zoologie actuelle. Donc en soi, il s’agit d’une véritable démarche scientifique, seulement on ne connaît ces animaux que par les témoignages humains. En fait, la cryptozoologie se base sur une négation du dogme de l’omniscience, commun en science, qui consiste à penser (souvent inconsciemment) que tout ce qui n’a pas été découvert par la science n’existe pas, ce qui se trouve être, bien entendu faux. Pour preuve de cette dernière affirmation : au début du XXe siècle, les physiciens annonçaient que la physique n’avait plus rien à découvrir, puis Einstein (entre autres) est arrivé… –sheh ! Cela est d’autant plus compréhensible en zoologie que l’homme n’a pas encore exploré toute la planète et que de nombreux sites restent encore quasi voire totalement vierges de présence humaine. En ce cas, comment affirmer que l’on a connaissance de tous les grands animaux qui peuplent notre planète ? Pour ce qui est de la question des sources, la plupart des espèces étaient connues des indigènes, parfois en tant que simples légendes, avant notre science occidentale, alors pourquoi leurs témoignages ne devraient-ils pas être pris au sérieux ?

 

On retrouve assez peu de représentations de cryptides dans l’art. Bien sûr on connaît les différents protomes, statues et dessins de griffons apotropaïques antiques. Les bestiaires de la fin de l’Antiquité et du Moyen-Âge comme le Physiologos (et ses dragons, phénix, cynocéphales, sirènes ou autres licornes) sont aussi autant de supports aux représentations en enluminures de ces animaux. Les licornes pasted image 4.pngjustement ! Il s’agit sans doute du cryptide le plus mainstream ever, alors je vous le dis tout de suite les amis, il n’existe aucun cheval à corne pétant des arcs-en-ciel dans notre dimension. Même les cryptozoologues n’y croient pas, c’est dire ! Pour autant, on la considérait au Moyen-Âge comme aussi réelle que les biches et les chamois, au même titre que les cryptides précédemment cités d’ailleurs. Rapidement devenu un symbole chrétien de pureté voire de l’Annonciation –même si on ne m’enlèvera pas de l’esprit qu’il s’agit d’abord d’un symbole pénien très apprécié de tous les bons cryptozoophiles (si si, ça existe)–, on la retrouve dans quelques œuvres monumentales telles que la tapisserie de la Dame à la Licorne. Enfin, on pourrait aborder le sujet épineux du dahut, un cryptide purement français –cocorico ! Moi ? Chaunnameduvin ? Noooon !–, et plus précisément alpin, dont on retrouve des exemples jusque dans les plus grandes œuvres néoclassiques comme le Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard de Jacques-Louis David –juré sans trucage ! Il s’agit en fait d’une sorte de chamois à tête et oreilles de Saint-bernard et à queue de vache –calme-toi Pasiphaé ! J’ai dit de vache !– qui a pour particularité d’avoir les pattes plus courtes d’un côté que de l’autre et ne peut donc tourner autour des montagnes que dans un sens. Mouais, nos cryptides manquent quand même un peu de classe…

 

Mais plus sérieusement, plus on se rapproche de la véritable cryptozoologie, plus on ne peut qu’en admirer le manque de représentations dans l’art classique. En effet, la plupart des cryptides sont moins sexys que les centaures ou les sirènes –bien que la queue de poisson me bloque un peu, mais je m’égare…– et sont donc moins connus et peints. Outre en effet les hominidés type yéti (qui pourrait d’ailleurs très pasted image 3.pngbien être un ours), sasquatch ou homme sauvage d’Asie, qui soulèvent un grand intérêt du fait de leur apparente proximité avec notre espèce, la plupart des sujets d’étude des cryptozoologues sont aussi palpitants que des félins aquatiques, de très gros serpents, des poissons aux formes bizarres ou des éléphants américains : en bref, des animaux existants mais (plus ou moins) légèrement différents. Prenez comme exemple la baleine sans nageoire dorsale de l’Atlantique Nord, l’ahool (une chauve-souris javanaise de 3,80 mètres d’envergure) ou encore l’adjule (ou loup du Sahara)… pas tout à fait des blockbusters cryptozoologiques. Ainsi, à part les spécialistes et les grands curieux, ils ne fascinent pas grand monde et leur intérêt artistique reste donc très faible.

 

Pour autant, il en existe des plus excitants que d’autres. Par exemple la cryptozoologie couvre aussi tous les animaux apparemment disparus qui auraient eu l’audace de survivre à la main vengeresse de l’homme : mégalodons, thylacines, félins à dents de sabre divers, pachydermes et singes préhistoriques, etc. Le cas du mammouth paraît assez sympathique, car ce gentil pachyderme laineux ne serait ainsi pas, d’après les cryptozoologues, tout à fait éteint et vivrait encore dans les taïgas sibériennes. À l’appui ? De nombreux témoignages. Le plus ancien, faisant mention d’un éléphant velu aperçu au-delà de l’Oural par des Cosaques, daterait de 1580, soit avant la découverte du mammouth par les scientifiques occidentaux en 1799. De nombreux autres témoignages ont ensuite fusé tout au long du XXe siècle. Impossible vous dites-vous ? Mais souvenez-vous que la Sibérie représente un territoire immense et très peu peuplé, dans les forêts duquel un pachyderme plus petit qu’un éléphant d’Asie pourrait très bien se cacher. Donc pourquoi pas ?

 

Il existe aussi des cryptides bien pétés et ridicules… comme l’olgoï-khorkhoï du désert de Gobi ! Bon, outre le fait qu’il ait un nom aussi rocambolesque que la naissance de Ganesh –blague d’edlien !– il s’agirait surtout de la créature la plus… minable de toute la création. En fait, il s’agit d’un ver rouge sombre de 60 à 90 pasted image 1.pngcentimètres de long pour vingt de diamètre ressemblant à un intestin de vache, sans yeux ni tête, se tortillant sur le sol. Cet animal n’aurait aucune chance de survivre s’il n’était pas apparemment doté d’une capacité de tuerie assez phénoménale, qui le hisserait au rang des pires saloperies de notre belle Terre derrière Adolf Hitler et ces emmerdeurs de chats. Ainsi, il pourrait tuer un homme, un chameau ou un troupeau d’animaux par simple contact voire à distance, peut-être grâce à des décharges électriques. On cherche donc un Pikachu mongol rouge sang de la forme d’un très gros boudin… Impeccable !

 

Pour finir, j’aimerais vous conter l’histoire du grand panda de Chine (Ailuropoda melanoleuca taxonomistorgasm ? Taxonomistorgasm !) qui, si vous vous imaginez qu’elle n’a rien à voir avec le sujet, pourrait très bien vous faire réfléchir très fortement sur la question de la cryptozoologie. En 1868, le père Armand David, lazariste basque de son état, s’en va en mission pour la deuxième fois en Chine avec un but d’évangélisation, mais aussi de prospection du vivant pour le Museum d’Histoire Naturelle de Paris. Il décrira ainsi de nombreuses espèces de plantes et d’animaux. En 1869, il découvre dans les piémonts de l’Himalaya une peau blanche et noire et demande à ce qu’on lui ramène l’animal à qui elle appartient. On ne peut lui apporter qu’un jeune panda mort et il fait son rapport au Museum d’Histoire Naturelle mentionnant une nouvelle espèce d’ours asiatique. Les expéditions occidentales s’enchaînent ensuite, telles que celle d’Ernest Henry Wilson en 1908, ou celle de John Weston Brooke, qui en aurait tué un la même année, ou encore celle de  James Huston Edgar, qui en aurait vu un en 1916, etc. En soit, à ce stade, le grand panda est très proche du statut de cryptide, et on ne parvient à en capturer un qu’en 1929, avec l’expédition de Theodore Jr et Kermit Roosevelt, fils du président Roosevelt, de Jack Young, de Herbet Stevens, de Philip Tao et de Suydam Cutting. En bref, un animal de la taille d’un ours a échappé pendant 60 ans à toute une tripotée de scientifiques et de chasseurs aguerris, qui savaient pertinemment où il vivait et étaient assurés de son existence. Au regard de cette histoire, comment ne pas se demander le nombre d’animaux qui nous passent entre les doigts si nous ne faisons que croire qu’ils existent ?

 

Raphaël Vaubourdolle

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En tandem : L’archéologie en bulles, quand la BD fait de l’art.

Il y a de ces grands artistes qui ne sont pas assez reconnus dans le monde de l’histoire de l’art et non, malheureusement, nous n’écrivons pas un article pour rendre hommage à l’intermittent du spectacle qui fait s’élever des bulles de savon arc-en-ciel par-dessus l’Arc de Triomphe du Carrousel. Nous avons plutôt décidé de vous parler du lien entre archéologie, histoire de l’art et bande dessinée, comme exploré à travers l’exposition de la Petite Galerie du Louvre, jusqu’au 1er juillet 2019, intitulée « L’archéologie en Bulles ».

             Aussi décalé que ce binôme puisse paraître – archéologie et BD – cette association est en réalité très pertinente. L’exposition, répartie en cinq thématiques, propose d’approfondir le lien entre « artistes et archéologues » – d’où le nom de la première partie – d’une part par la corrélation entre les méthodes, car les deux domaines [ATTENTION SPOIL] ont recours à la pratique du dessin. Même avant la naissance de la discipline scientifique, les amateurs et voyageurs s’équipaient impérativement (entre autres) de carnets de dessins, afin de croquer tous les vestiges, œuvres et objets qu’ils voyaient, pour la mémoire et pour la diffusion. D’autre part, la relation entre artistes et archéologues est étudiée avec humour à travers la vision de l’archéologue dans les bandes dessinées : on les connaît toutes, ces figures d’explorateurs, aventuriers et détectives qui ne s’éloignent de la réalité que par leurs fantastiques aventures. Mais les artistes et les archéologues mènent alors dans ces épopées les mêmes objectifs de résolution d’énigmes posées par l’histoire. Cette partie fait bien sûr appel à des paysages de l’Egypte, notamment rendue célèbre par la fameuse expédition napoléonienne de 1798 à 1801, qui sont souvent associés à de sombres mystères.

             La sibylline Egypte n’est pas en reste de toute l’exposition. Elle permet au visiteur d’aborder la seconde partie sur les trésors archéologiques. Il est d’ailleurs accueilli par le portrait de Jean-François Champollion (Léon Cogniet, 1831) en couleurs chaudes, histoire de nous faire entrer dans l’ambiance désertique des fouilles. Le terme de « trésor », exploré par le second thème, revêt différentes formes en archéologie, réunies autour de l’idée de la découverte de quelque chose qui a été enfoui dans le sol, volontairement, d’objets plus ou moins précieux selon leurs matériaux ou leurs significations d’alors (comme des dépôts votifs, de fondation d’un sanctuaire etc.). Comme pour la première section, on complète cette vision de l’archéologie, ou de l’archéologue, par le prisme de la BD qui voit bien souvent dans ces découvreurs, ou ces « inventeurs » selon le terme employé en archéologie, des figures héroïques en quête de ces trésors devenus éminemment exceptionnels, la plupart du temps mis en scène de manière extraordinaire à vous donner envie de devenir archéologue. En évitant souvent la partie poussière, terre sous les ongles, restes de vaisselle en terre-cuite et tutti quanti. L’exposition n’oublie évidemment pas de mentionner les trésors sous-marins, dont les méthodes et les moyens de recherches s’étoffent de plus en plus depuis quelques décennies, illustrés par la statue en bronze d’Apollon découverte en 1832 au large de Piombino (Italie) qui appartient aux collections du musée du Louvre.

             Les collections du musée du Louvre sont d’ailleurs une sorte de fil conducteur dans la Petite Galerie, car les objets archéologiques qui illustrent le propos de l’exposition sont sortis de leurs salles. On en voit beaucoup dans la troisième section intitulée « Classer pour comprendre ». Celle-ci est plus centrée sur les méthodes de l’archéologie en nous montrant par exemple, dans une large et longue vitrine, de petits objets alignés sur des crochets, selon leur positionnement théorique dans une coupe stratigraphique, dans une sorte de reconstitution d’un sol de fouilles. Le bédéiste, bien qu’évoluant dans un univers souvent inventé, s’emploie la plupart du temps à recomposer ces strates du temps lui aussi, à faire des typologies d’objets à travers ses planches et à équiper ses héros de tous les ustensiles nécessaires.

             Le petit circuit nous emmène ensuite du côté de l’interprétation et du rêve, dans la section « Interpréter et Rêver », qui sont, somme toute, des caractéristiques communes aux deux domaines. Après les fouilles, l’archéologue doit interpréter ses découvertes pour pouvoir en faire une publication et, si l’objet a été trouvé en dehors de son contexte archéologique, comme cela s’est souvent produit au cours du XIXe siècle, l’archéologue doit mener une étude qui lui permettra de développer des hypothèses. Le bédéiste, quant à lui, se sert aussi bien de données réelles qu’imaginaires, car contrairement à l’archéologue, il peut s’intéresser à des sites historiques, les reproduire ou bien en inventer de nouveaux, « innover » sur les fondements historiques des recherches scientifiques. C’est ce que j’ai aimé dans la dernière séquence, « Quand la bande dessinée imagine », où l’on y confronte notamment ce célèbre tableau de Hubert Robert, Vue imaginaire de la Grande galerie en ruines, (1796) avec une planche de Nicolas de Crécy tirée de sa BD intitulée Période glaciaire, (Futuropolis et Musée du Louvre, 2005) comme le clou du spectacle. L’un imagine le Louvre de la fin du XVIIIe siècle en ruines, évoquant son ancienne fonction de musée où un copieur tente encore  d’apprendre des œuvres du passé et où d’autres tentent de se réchauffer autour d’un braséro. Tandis que le second imagine un Palais du Louvre plus proche du XXIe siècle, enseveli sous des mètres de neige, où des aventuriers incultes malgré eux tentent de sonder ces siècles de passé (tout en pensant qu’il s’agit d’une seule et même civilisation à un temps donné) avant qu’ils ne disparaissent totalement.

             Si vous êtes encore mitigés à l’idée d’aller voir cette exposition, vous serez entièrement convaincus par le coin lecture de la Petite Galerie, installé au milieu de la dernière salle, qui permet à qui veut de se servir dans les bandes dessinées installées dans une petite étagère entièrement à la disposition des visiteurs. Vous y trouverez la plupart des BD évoquées le long du parcours, ainsi que d’autres, et vous aurez la joie d’admirer les sourire et les visages joyeux de tout âges, que tous ces gens qui se plongent dans une lecture passionnante en plein musée arborent, tout en oubliant qu’il y a un crâne exposé dans la vitrine d’en face.

Lise Thiérion

Illu Archéo BD 2.jpgLa Bande dessinée fait son entrée au musée

(NB Les BD citées ne sont pas toutes présentées dans l’exposition).

Une fois cette balade dans la Petite Galerie bien en tête, attardons-nous davantage dans ce coin bibliothèque et même plus particulièrement sur la rencontre (pas si nouvelle qu’on pourrait le penser) entre les trois premiers arts (pour ceux qui ne connaissent pas bien la classification : architecture, sculpture et arts visuels) et le neuvième, la bande dessinée.

Cette association quand on y pense paraît bien naturelle. Associer les arts anciens et poussiéreux des musées à celui nettement plus actuel et accessible de la Bande dessinée ouvre une nouvelle palette de possibilités. Bien sûr nombre d’entre nous pourront crier à l’irréalisme constant qu’on peut voir dans une grande partie de ces ouvrages. Mais soyons indulgent et penchons-nous sur la qualité ou non de ces histoires dont certaines sont mises à l’honneur au Louvre cette année.

           L’histoire d’amour entre le Louvre et la BD remonte à quelques années déjà. Depuis 2006, le musée s’est associé avec la maison d’édition Futuropolis pour donner chaque année carte blanche à un auteur de BD (bédéiste pour les intimes) afin qu’il produise un ouvrage en rapport avec le Louvre. De grands noms y ont participé : on peut notamment citer feu Jirô Taniguchi, grand maître du manga qui a réalisé Les Gardiens du Louvre (ed. Futuropolis) en 2014. Ce genre de partenariat n’est pas uniquement propre au musée du Louvre puisque le musée d’Orsay possède aussi sa collection avec Futuropolis (n’ayant pour l’instant que deux ouvrages à son catalogue), dont le fabuleux et irrésistible Moderne Olympia (ed. Futuropolis, 2014) de Catherine Meurisse qui raconte les déboires de l’actrice Olympia dans l’industrie d’Orsay n’ayant que des rôles X sur son CV et dont sa principale rivale n’est autre que Vénus, star du tableau de Cabanel.

           La Bande dessinée réinvente l’art et les musées pour montrer un aspect différent de ce qu’on peut expérimenter lorsqu’on est simple visiteur.

           Dans un premier temps elle sert à raconter les histoires perdues de tous ces objets qui restent inertes dans les salles. Évidemment, quelques périodes semblent plus propices à la réécriture que d’autres. C’est la raison pour laquelle on a de nombreuses histoires qui prennent place au temps des Pharaons comme Papyrus (ed. Dupuis, depuis 1974, 35 tomes) de Lucien de Gieter qui raconte les aventures du héros éponyme, protecteur et ami de la fille du Pharaon. L’occasion de représenter énormément de statues, temples et tombeaux dans un univers rempli de hiéroglyphes. Mais l’Égypte ancienne n’est pas la seule époque privilégiée : l’Antiquité romaine connaît également son heure de gloire avec Alix (ed. Casterman, depuis 1965, 37 tomes) de Jacques Martin, citoyen romain et aventurier au service de César. N’oublions pas non plus dans Astérix (grands absents de l’exposition par ailleurs), les irréductibles Gaulois qui font trembler ce même César. Plus rares existent aussi des ouvrages qui tentent de remonter encore plus loin dans le temps comme l’iconique Rahan (ed. Hachettes, depuis 1969) de Roger Lécureux et André Chéret ou plus récent, Silex and the city, (ed. Dargaud, depuis 2009, 7 tomes) de Jul qui réécrit la Préhistoire avec humour et anachronismes, tout en s’inspirant d’objets tels que les Vénus sculptées. Ce qui explique probablement la présence d’une certaine Diane de Brassempouy, top modèle, dont la ressemblance est assez frappante avec la dame du même nom.

           Dans une autre optique, la Bande dessinée s’empare parfois du musée comme un lieu de décor pour ses histoires farfelues. C’est notamment le cas pour Les Chats du Louvre (ed. Futuropolis, 2017) de Taiyô Matsumoto où le Louvre serait peuplé par des chats depuis des siècles. Plus réaliste (quoique), Bastien Vivès nous plonge dans le casse du siècle avec La Grande Odalisque, (ed. Dupuis, 2012, 2 tomes) récit dans lequel il met en scène trois jeune femmes décidant de braquer le Louvre (mais aussi le musée d’Orsay et d’autres encore). Ce qui donne lieu à des scènes fascinantes, notamment une hallucinante cascade à moto sur la pyramide du Louvre. Le Musée du Louvre en lui-même n’est pas la seule source d’intérêt, ses visiteurs y participent également. Ainsi dans L’île-Louvre (ed. Futuropolis, 2015) de Florent Chavouet, les visiteurs sont les personnages : leurs commentaires, leurs questionnement et leur comportement est ce qui est le plus savoureusement représenté, pour le plus grand plaisir du lecteur.

           Enfin, l’art, source perpétuelle d’imagination, permet par lui-même de proposer de nouvelles histoires. Ainsi dans Le Cimetière des Cathédrales, (ed. Lombard, 1988) de la série Rork d’Andréas, le héros part à la recherche en Amazonie d’un certain cimetière au fin fond de la forêt qui accueillerait des centaines de vieilles cathédrales envahies par la nature, de quoi faire frissonner un médiéviste. À l’opposé de cette idée de faire revenir le passé, Période Glaciaire (ed. Futuropolis, 2006) de Nicolas de Crécy nous amène dans un futur où des archéologues retrouvent le Louvre sous les glaces et interprètent ce qu’ils y découvrent (un bonnet de l’OM par exemple, marque d’appartenance suprême). Les objets y prennent vie également, appelant leurs redécouvreurs à l’aide. Le Louvre, déjà un lieu d’histoire en lui-même, devenu de nos jours un lieu d’exposition de découvertes, redevient dans ce futur un objet d’étude avec tout ce qu’il renferme dans ses salles enfouies. Les découvertes cherchent perpétuellement à être redécouvertes.

           La Bande dessinée s’empare donc de ce domaine monstre qu’est l’histoire de l’art, la remodèle, se l’approprie et en renvoie une image différente, réinventée. Cette association est peut-être ce qui pourrait permettre aux musées d’atteindre des publics qu’ils n’atteignent pas habituellement, mais cela reste encore à voir.

Salomé Moulain

DON’T GO BREAKING MY EARTH !

Nous l’avons tous vue, que ce soit par les partages sur les réseaux sociaux ou par le mail de Claire Barbillon, cette tribune du 13 mars 2019 dans Libération « Climat : après nous, pas de déluge », par le Réseau étudiant pour un patrimoine bleu – Margot Rousset, Gabrielle Carron et Romane Gorce, qui incitait tous les élèves en histoire de l’art et archéologie à aller manifester pour le climat lors de la marche des étudiants qui s’est déroulée vendredi 15 mars.

Pourtant, ce que nous voyons sur les grands médias, tels que FranceInfo et Le Monde par exemple, ce sont des articles et des images des incendies et des violences qui se sont déroulés en marge des cortèges, particulièrement lors de la marche du samedi 16 mars, où l’action des Gilets Jaunes rejoignait celle de la lutte pour le climat. Lorsque les marches pour le climat sont évoquées, c’est pour nous faire part de la panoplie des pancartes toutes aussi percutantes et humoristiques les unes que les autres, dans un diaporama bon enfant, ou quelques chiffres en titre d’un article.

Loin de vouloir casser du sucre sur le dos de tout le monde, ce que je voudrais, dans cet article, c’est vous raconter un peu comment cela s’est passé. Tout d’abord, il y a eu la manifestation de vendredi, une marche spéciale pour les étudiants. Une grève générale internationale et, d’abord, scolaire initiée par Greta Thunberg, une jeune suédoise de 16 ans. On a beau critiquer les 2000, cette femme qui avait commencé à faire la grève scolaire aux mois d’août et septembre 2018 devant le parlement suédois pour remuer les élections législatives, est devenue, comme nous le savons, l’icône des jeunes engagés pour la sauvegarde de la planète souhaitant que les dirigeants prennent des actions concrètes et immédiates pour empêcher le réchauffement climatique. Parce que nous, étudiants, jeunesse mondiale, nous avons besoin que ceux qui sont en charge de notre avenir voient plus loin que le bout de leur nez, qu’ils prévoient au-delà de leur quinquennat et qu’on prenne, une bonne fois pour toutes, la vie au sérieux.

De cette façon, à Paris, les étudiants se sont rejoints à 13h au Panthéon, afin de marcher ensemble pour réveiller les consciences endormies par leur désir de profit. Afin de faire entendre que la planète n’est pas un emballage que l’on jette après usage et que, surtout, il n’y en n’a pas d’autre (non, vraiment, même si des milliers d’exoplanètes ont été trouvées, nous n’avons pas les moyens de les atteindre avec notre technologie actuelle et il est très peu probable qu’on y arrive un jour, tout simplement aussi parce qu’il faudrait plus d’une vie pour les rejoindre : donc pour nous c’est déjà cuit et non, on n’a pas encore réussi à réveiller quelqu’un d’une cryogénie), le cortège s’est déplacé de Panthéon à Montparnasse, pour enfin rejoindre les Invalides ; en prenant soin d’éviter le Palais du Luxembourg, siège du Sénat français.

En exclusivité, le ressenti de Déborah Philippe, membre du Louvr’Boîte qui a participé à la marche des étudiants le vendredi 15 :

L.T. : “Qu’est-ce que ça fait de participer à une marche d’étudiants ?”

D.P. : “On a l’impression d’appartenir à un groupe uni pour une cause importante… Même si ce n’est pas quelque chose dont on a l’habitude, je conseille fortement d’y participer au moins une fois. Ce sont les petites choses qui forment les grandes !”

L.T. : “Comment l’après-midi s’est-elle déroulée ?”

D.P. : “Tout a commencé au Panthéon avec des « Et 1, et 2, et 3 degrés, c’est un crime contre l’humanité ! » pendant trois quarts d’heure (oui, les étudiants de l’école étaient trèèès en retard), slogan qui va rythmer toute la marche avec une joyeuse fanfare de cuivres, en passant par Montparnasse avant de se terminer aux Invalides”.

L.T. : “As-tu eu l’impression que les élèves d’histoire de l’art et d’archéologie avaient leur place au sein de cette marche / ont-ils été particulièrement visibles ?”

D.P. : “Évidemment qu’ils ont leur place dans cette marche ! Tout le monde est concerné. Malheureusement il n’y avait qu’une poignée d’étudiants de l’EDL, environ une vingtaine… Très vite dispersée.”

L.T. : “Y a-t-il eu des discours à la fin de la manifestation ?”

D.P. : “Malheureusement, non.”

L.T. : “Quelle sera la prochaine action des étudiants pour le climat ?”

D.P. : “Chaque vendredi, on attend du monde !”

L.T. : “Quelle a été la pancarte/la punchline qui t’a le plus marquée ?”

D.P. : “Une pancarte assez triste sur Ariel, la petite sirène, étouffée par le plastique (âmes sensibles s’abstenir). Quant à la punchline, rien de mieux que le fameux « J’ai pas la thune pour aller vivre sur la lune ».

Concernant la marche de samedi : la tension planait au-dessus de nos têtes. Bien que la marche soit, somme toute, agréable et joyeuse, comme plusieurs de vos camarades du Louvr’Boîte l’ont ressenti, je ne cessais, personnellement, de me faire harceler de notifications FranceInfo sur les incendies des restaurants et boutiques de luxe. Toutefois, il était souvent écrit au dos des Gilets Jaunes « manifestation non violente » et nombreux étaient ceux qui brandissaient leurs écriteaux : « fin du monde, fin du mois, même combat ». Des intervenants des GJ comme on les surnomme, se sont présentés sur la scène, vers 17h sur la Place de la République, afin de rappeler que cette journée, encore une fois, était dédiée à la vie, qu’il s’agisse de la nôtre, de ceux dans le besoin, ou de ceux dont l’État pense encore trop souvent que leur vie ne compte pas, comme l’a rappelé avec émotion la sœur d’Adama Traoré (victime de violences policières en 2016, jugé comme un non-lieu).

Le cortège de ce samedi pour la Marche du Siècle s’est rassemblé entre 14h et 15h Place de l’Opéra et a tracé son chemin jusqu’à la Place de la République. Bien que de nombreuses branches se soient éparpillées dans les rues voisines, c’est à cet endroit que tous se sont rejoints, chantant, dansant, brandissant les punchlines plus ou moins raffinées. « Moi j’y suis arrivée vers 14h. D’abord je suis sortie du métro à Opéra, la rame de métro entière est sortie à cette station. Ensuite, la place était tellement bondée qu’on avait du mal à monter les marches de la bouche de métro », nous rapporte Salomé Moulain, membre du triumvirat du Louvr’Boîte. Malheureusement, ni elle ni moi n’avons pu retrouver les membres de l’EDL partis en crew depuis l’école ; une équipée rassemblée par le club de Mens Sana avait également organisé un atelier de création de pancartes. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne fallait pas être agoraphobe : à République, la foule se rassemblait autour des stands de nourriture, mis en place par les bénévoles des diverses associations organisant la marche et devant la scène où, vers 17h les prises de paroles se sont succédées ; laissant place à des GJ, à des représentants d’associations engagées pour le climat (Les Amis de la Terre), quatre jeunes engagés pour cette marche qui avaient préparé un beau texte sur leurs revendications et les solutions à mettre en place, dont la rhétorique était bien rodée. Enfin, bien sûr, les membres des quatre associations (Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France) qui avaient décidé d’attaquer l’État français en justice face à son inaction pour le climat avec la campagne et la pétition « L’Affaire du siècle », qui ont déposé un « recours en plein contentieux » devant le Tribunal Administratif de Paris en ce mois de mars 2019. Nous avons essayé tant bien que mal de faire un « clap » pour le climat sans s’assommer les uns les autres et de sauter sur place, requinqués par les concerts offerts à la communauté.

          On nous a rappelé que les actions continueraient les prochains vendredis pour la marche des étudiants et qu’une autre grève générale, une « action de désobéissance civile non violente » était prévue pour le 19 avril, sans que l’on sache vraiment ce que cela signifie : il faut remplir un formulaire pour bénéficier de futures informations.

          Camarades de classe, professeurs, professionnels, on espère que ces actions vous font prendre conscience de l’ampleur de la crise pour le climat, que nous, étudiants en histoire de l’art et archéologie, nous essayons de connaître et de comprendre les cultures afin, non pas de nous cultiver nous-mêmes, mais de les partager, non seulement avec nos contemporains, mais aussi de les transmettre à nos successeurs sur cette planète : car disons-le « Un et deux et trois degrés / C’est un crime / Contre l’humanité ».

Lise THIÉRION

Louvr’Boîte Hors Série Révisions / Gala / Eté 2018

J-2 : la tant attendue surprise !

Plus que deux jours avant le Gala de l’Ecole du Louvre 2018 sur le thème des Routes de la Soie. Votre dévoué Louvr’Boîte vous a préparé un extraordinaire numéro Hors-Série Révisions / Gala / Eté 2018 pour l’occasion !

En effet, suite à des problèmes d’impression dont nous nous excusons sincèrement, le numéro n’a pas pu être imprimé en temps et en heure et ne pourra même pas être imprimé du tout…

Pour nous faire pardonner, nous vous offrons la version numérique de ce numéro exceptionnel ! Retrouvez aussi en exclusivité sur le même site L’INTÉGRALITÉ de nos numéros depuis la fondation du journal en 2009. 45 numéros, 7 hors-série, de quoi remplir votre été en vous perdant dans les archives de votre magazine adoré 

 

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Passion Lumière : la Route de la Soie en films

Bon. Vous voulez vous préparer pour le Gala, mais à part essayer une énième fois votre costume de lumière et procrastiner pour ne pas réviser vos oraux de spé vous ne savez pas quoi faire ? Vous avez envie de voyager mais votre budget ne vous permet même pas d’aller au delà de Melun ? Courrez chez votre loueur de cassettes VHS et mettez-vous dans l’ambiance avec ces quelques chefs-d’oeuvres (ou pas, voire absolument pas) du cinéma et des séries ; les pays de la Route de la Soie s’offrent à vous à travers toutes les époques.

  • Départ en Occident : Netflix (ou Pirate Bay, selon votre porte-monnaie et votre audace contre Hadopi) vous propose la série Marco-Polo (2014), vingt épisodes de cinquante minutes pour assouvir votre désir d’aventures dans un univers où dominent cupidité, trahison, intrigues sexuelles et rivalités. Je tiens à préciser que dans la série, Marco Polo apprend le Kung Fu après d’un maître chinois.
  • Venise : Puisqu’il fallait à cette liste sa dose de comédie romantique fondante, Dangerous Beauty (La Courtisane en VF, 1998) devrait satisfaire vos envies de vie de cour, de conflits et d’amour dégoulinant de drame, le tout dans la Venise du XVIe siècle.
  • Terre Sainte : Kingdom of Heaven (2005), Orlando Bloom en forgeron bâtard d’un grand seigneur qui part pour la Terre Sainte défendre Jérusalem contre Saladin, c’est un grand oui.
  • Perse : Prince Of Persia : les Sables du Temps (2010). Une énorme daube – pire que les autres qui se sont glissées dans cette liste. En fait vous feriez mieux de jouer au jeu vidéo dont est tiré le film, mais bon, je tiens une rubrique cinéma, je dois m’en tenir à vous conseiller des films.

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  • Iran : Persepolis (2007), film d’animation, récit autobiographique de Marjane Satrapi qui vous transportera dans le Téhéran des années 80.

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  • Inde : Devdas (2002), incroyable comédie romantique musicale bollywoodienne avec Shah Rukh Khan dans le rôle titre (cet acteur est un dieu vivant en Inde). L’histoire du film se passe au début du XXe siècle et raconte l’amour impossible entre deux personnes appartenant à deux milieux différents, un Roméo et Juliette raconté par Thierry Zéphir.
  • Chine : La Légende du Scorpion Noir (2008), se déroule au Xe siècle et raconte la vengeance de la femme et du fils de l’empereur de Chine, lâchement assassiné par son frère.
  • Corée : Si vous avez loupé Mademoiselle (2016) par Park Chan-Wook, rattrapez-vous tout de suite. Le film est incroyable, les images sont belles à en pleurer, et l’histoire vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière minute. Quel film mater avant le Gala (1)
  • Japon : Le Château de l’Araignée (1976) chef-d’œuvre d’Akira Kurosawa, ce film est une adaptation dans le Japon médiéval du MacBeth de Shakespeare.

Yvine BRIOLAY

La rédaction décline toute responsabilité en cas d’ennui devant un film de merde.