Guide du chien fashion

Les soldes françaises se terminent le 16 février, il est encore temps de refaire le dressing de Pupuce ! Sélection des plus beaux modèles anti-FFP* à offrir à votre chien pour qu’il rende jaloux ses camarades de petsitting du Louvre.

Le transport, un sac sinon rien.

Par ces jours froids et humides, évitons de trop le laisser courir. Pour être dans la tendance, deux choix s’offrent à vous: l’imprimé cachemire de chez Etro (Fig.1) (repéré chez Saks Fith Avenue, New York) ou la célébrissime toile GG de chez Gucci (Fig.2). Notre coeur penche sur le premier pour son style bobo mais si Pupuce a les poumons fragiles le second lui évitera d’attraper un bon rhume en plus de lui éviter de respirer trop de pollution

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Chéri, couvre toi bien il fait froid dehors !

Quelle plaie de devoir appeler le vétérinaire en urgence car votre toutou semble avoir de la fièvre ! Pour éviter ce problème autant bien se couvrir. Pour cela, nous vous proposons le combo pull col roulé de chez Ralph Lauren (Fig.3) et manteau de chez Harrods (Fig.4). Du chic à la ville comme à la campagne. N’hésitez pas à lui mettre le pull lors des froides soirées auprès du feu dans votre domaine normand et ce petit manteau lors de vos promenades dominicales dans les forets de Rambouillet.

Petit plus, l’iconique polo Ralph Lauren (Fig.5) pour l’assortir à toute la famille lors des premiers weekends printaniers au Touquet !

THE accessoire.

« Blake m’emmenait sur les tournages de Gossip Girl donc vous comprenez que j’en sais quelque chose de la mode et je peux vous assurer que le collier est l’accessoire primordial. » Penny, chienne de Blake Lively.

Si vous souhaitez rendre votre compagnon le plus flamboyant, rien de tel que le nœud papillon. Vous le trouverez cette saison sur le modèle de Louis Vuitton (Fig.6). Pour les plus discrets, Liberty’s (Fig.7) nous offre une version simple et efficace disponible en plusieurs coloris. Idéal pour rester chic lors d’une sortie imprévue avec, bien sûr, toujours ce tissus tant renommé !

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Canis lupus, Canis laissus.

Mais appelons un chien un chien et ramenons le à ses folles envies. Pour éviter que votre petite Pupuce ne se fasse écraser en traversant sans prévenir le boulevard Saint-Germain pour rejoindre George, son amant, au Café de Flore, rien de tel qu’une laisse. Restons sobre cette fois-ci pour éviter tout méli-mélo incontrôlé. Nous vous conseillons la collaboration Mulberry et Mungo & Maud (Fig.8) qui se réitère depuis quelques saisons. De quoi ajouter un peu de chic anglais à votre vie.

Pour les plus radins, Vestiaire Collective propose quelques modèles de laisse Yves Saint Laurent (Fig.9) en seconde main pour une centaine d’euros. Si vous êtes nostalgique de celle que vous aviez à 10 ans pour promener votre premier caniche nain c’est l’idéal !

Mais surtout, n’oubliez pas le FFP* du jour : la laisse Manoush (Fig.10) des collections passées. Trop de couleurs tue la couleur même si ce sont des noeuds en velours.

*Fashion Faux Pas

My Wife’s lovers : quarante-deux amants à moustache

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Article de Lou Gellé

Ah, les chats !

Ils suscitent tant d’engouement de nos jours. Combien d’entre nous peuvent passer des heures à s’extasier devant vidéos de chats tentant acrobaties ou galipettes en tous genres et photos de chatons si adorablement mignons qu’on en miaulerait ? Eh bien figurez-vous que cette obsession féline concernait déjà nos ancêtres ! Et par « nos ancêtres », je veux bien sûr parler de Kate Birdsall Johnson, comme l’aviez sans doute deviné. Si nous nous contentons de câliner ces petites boules de poils et de soupirer extatiquement devant leurs photos, cette charmante dame du XIXe siècle, elle, en possédait des dizaines, et parfois même des centaines.

« Boule de poils »

Ce n’est d’ailleurs pas le terme le plus approprié, d’une part parce qu’il est de notoriété publique que les chats sont des créatures supérieures, mais aussi parce que certains de ses chats (exclusivement des angoras ou des persans) lui avaient coûté plusieurs milliers de dollars ; notamment son chat favori, du charmant nom de Sultan, acheté à Paris pour 5000$. Madame Johnson savait trouver les noms appropriés pour ses princes félins, comme nous le prouve un compagnon coûteux de Sultan qui, après avoir allégé le porte-monnaie de sa maîtresse de 3000$, reçut le doux nom de Royal Norton.

« Quel rapport avec l’art ? »

Laissez-moi dans un premier temps m’offusquer face à votre incompréhension de la dimension artistique du nom « Royal Norton » et passons maintenant aux événements tragiques de 1889. C’est cette année que Kate Johnson perd son mari, dont la fortune minière lui avait permis de loger des dizaines de chats persans dans une villa secondaire et d’employer des servants pour les amuser avec divers aquariums et oiseaux exotiques. Moins d’un an plus tard, en 1890, sa fille unique meurt elle aussi, de la tuberculose.

Plongée dans la tragédie, notre « ancêtre » cherche le réconfort dans ses chats puis rencontre en 1891 le peintre autrichien Carl Kahler, et lui demande alors d’immortaliser ses chats en peinture. Mais malgré les nombreux voyages de celui-ci et sa réputation de « génie erratique » d’après les critiques, il lui avoue ne jamais avoir peint de chat. Cela n’arrête cependant pas madame Johnson, qui lui offre une importante somme d’argent et lui laisse le temps de se familiariser avec ses compagnons. Il reste ainsi pendant deux ans avec sa cliente, prenant le temps d’étudier chaque chat individuellement.

Se succèdent ainsi croquis et esquisses, dans lesquelles Kahler tente de saisir le caractère de chacun de ses modèles à longs poils, résultant parfois en de petits tableaux indépendants. Il semblerait qu’il ait réussi, puisqu’au centre du tableau final, posant fièrement au milieu de ses sujets dans l’attitude caractéristique du chat persan souverain, le regard vif établissant clairement sa supériorité, se trouve Sultan. Derrière lui, les plis d’une longue robe satinée cascadent sur l’emmarchement, qu’il proclame explicitement être son territoire par son port altier et autour de lui, les quarante-et-un autres favoris de Kate Johnson. Certains semblent intrigués par un papillon au pied de l’escalier, d’autres s’observent, se surveillent avec méfiance, taquinent leurs voisins d’un coup de patte. Une portée de chatons aussi blancs que des oeufs en neige s’amuse dans le drapé satiné et miaule autour de leur mère. Le tableau est si attendrissant…

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Carl Kahler, My Wife’s Lovers, 1891, Collection Privée

Les amants de ma femme ?

Ce à quoi on ne s’attend pas vraiment avec un titre pareil, My Wife’s Lovers, mais c’est pour le mieux car qui serait assez fou pour préférer deux éphèbes dénudés à quarante-deux adorables chats et chatons ? Un titre que l’on voudrait attribuer à M. Johnson, en toute logique et selon divers articles, le décrivant alors comme un personnage sympathique et plein d’humour. Difficile cependant pour lui de faire preuve de tant de verve alors qu’il était mort depuis plus de quatre ans…

Des dimensions colo-chat-les !

Mais ce qui rend ce tableau encore plus attrayant aux yeux du public, ce sont ses dimensions. Au bout de deux ans passés entouré de chats, Carl Kahler nous a laissé une toile d’1,80m sur 2,60m (et de 103kg !), le plus grand tableau de chats à ce jour connu. Ce titre, digne d’apparaître dans la prochaine édition du livre des records, combiné à l’amour fasciné que même les plus riches d’entre nous semblent porter aux chats, lui a permis d’être récemment vendu aux enchères à un particulier et ce, pour 826 000$. Soit environ 1