Quand je suis sortie de la séance de The Lobster (2015, Yórgos Lánthimos) hier soir, je me suis sentie dans une drôle d’humeur. D’une part parce que le film ne répondait pas à mes attentes (beaucoup de points restent en suspens), d’autre part à cause de l’ambiance étrange et du sujet même de cette fiction un peu fantastique. Dans un futur proche, les célibataires sont enfermés dans un hôtel avec pour but (obligation ?) de trouver un partenaire sous quarante jours. S’ils échouent, ils sont transformés en l’animal de leur choix. Toutefois, se mettre en couple n’est pas si aisé que ça, il semblerait qu’il faille avoir un signe particulier en commun avec votre future moitié : un boitement, des saignements de nez réguliers ou même la myopie…
Et c’est là que quelque chose me dérange.
Auteur : Anonyme
twist it like a diamond
Cette bien étrange histoire du loom
Oubliez ce que vous êtes en train de faire. Exit plage, sable, marrons, replongez un an plus tôt. En un petit twist mental, nous voilà de retour en 2014. Rien n’a changé, ou presque : le monde a eu le temps de vieillir un peu, et l’air de rien, de se débarrasser d’une épidémie caoutchouteuse.
On se le donne en mille, il se fait oublier mais tout le monde l’a reconnu : le Rainbow Loom® était alors le seul maître de la mode, ayatollah des accessoires de cuisine homemade et Anna Wintour de la bijouterie cheap. Venu (comme d’habitude) d’outre-atlantique, ou plutôt d’outre-toutcourt, puisque ces choses là viennent toujours d’ailleurs. Seulement (comme d’habitude), le vieux continent est à la traîne, mais, attendez, voilà l’histoire.

